Ordinateurs
Un peu d'histoire:
- 1982: Texas-Instruments TI 58C, 480 bytes RAM (fun ***)
Ma première chose programmable. Pas beaucoup de mémoire, mais permanente,
et avec adressage indirect. Pas si mal...
- 1984: Hewlett-Packard HP-41C, 896 -> 2240 bytes RAM (fun *****)
Serait-ca là ma meilleure machine? Je ne suis pas sûr, mais je n'ai jamais
maîtrisé une machine pensante aussi bien que celle-là. La mienne est hors
d'usage, et personne ne se propose de la réparer. Quelle tristesse. Quelqu'un
pourrait-il m'en donner une?
- 1987: Canon X-07, 20 kb RAM (fun **)
Ma première (et la seule) machine marchant en BASIC. A l'époque, j'appréciais
sa grande capacité mémoire. Mais si la machine elle-même était fort sympathique
(elle me réveille encore chaque matin en démarrant mon lecteur CD), on ne
peut pas en dire autant de son BASIC, lent et incohérent dans sa syntaxe.
Ma première rencontre avec merdo$oft...
- 1989: Commodore Amiga 500, 1 Mb RAM (fun *****)
Tout personne normalement constituée ayant un jour utilisé un Amiga vous le
dira: ceci est LE meilleur ordinateur jamais conçu. La seule chose qui s'en
approche est la stupidité incroyable des marketeurs de Commodore. Si vous
jetez un oeil aux possibilités d'un Amiga en 1985, vous comprendrez qu'il
ne devrait pas y avoir de bataille entre Mac et pécé, sinon dans quelques
marchés de niches. A propos, parmi les logiciels fournis d'origine avec l'A500,
un seul a disparu des modèles suivants... solution au paragraphe suivant!
- 1992: Wozzeck I -- Commodore Amiga 4000/030, 4 -> 18 Mb RAM (fun
****)
Quand j'ai eu celui-là, j'étais content de garder les avantages de l'A500,
mais avec une puissance nettement supérieure. Mais les ennuis commencent ici:
Si le système avait atteint un niveau que certains éditeurs n'atteindront
sans doute jamais, le matériel commençait à dater un peu. Et puis il devient
de plus en plus difficile de trouver des périphériques adaptés, des pilotes
pour imprimantes, certains disques durs ne marchaient pas bien etc... Et Commodore
commença à couler, s'efforçant d'entraîner ses clients. L'histoire n'est toujours
pas finie, alors que le système n'a pas évolué depuis 1991. Et maintenant,
la solution à l'énigme du paragraphe précédent: Le seul logiciel estampillé,
officiel, garanti... tellement mal écrit qu'il ne marchait plus sur un A4000
était l'AmigaBasic, développé par... Microsoft (tm)!
- 1996: Wozzeck II -- Cyrix P166+, 32 Mb RAM (fun *)
Un pécé, s'efforçant de tourner sous win95. Plusieurs plantages par jour,
environ 3 Mo de données perdues par mois. Toute tentative d'écrire un petit
programme s'achève en plantage général, corruption mémoire.. Mais c'est compatible,
mes filles peuvent jouer avec des jeux compatibles, je peux brancher
des périphériques compatibles. Le seul bon côté est la possibilité
de faire tourner POVRay 3.0 30 fois plus vite que sur mon A4000, dans un environnement
soi-disant multitâche.
- 1997: Wozzeck IIa -- Intel P200, 64 Mb RAM (fun *)
Le même, 77% plus rapide pour POV-Ray.
- 1998: Wozzeck IIL -- Intel P200, 64 -> 96 Mb RAM (fun *****)
Le même? Est-ce que L voudrait dire Linux? On dirait :-) La machine
reste en dual-boot, puisque windoze reste obligatoire pour les jeux des filles.
- 1999: Doktor -- Intel dual PII 450, 128 -> 512 Mb RAM (fun *****)
Un ordinateur aveugle et muet, sans clavier, souris, écran et autres, un petit
disque dur, et beaucoup de puissance de calcul. Il tourne gentiment sous linux
SMP pendant des semaines sans interruption, et est connecté à Wozzeck II par
un réseau ethernet 100 Base-TX. Sans aucun doute le meilleur rapport puissance/prix
au moment de sa création.
- 2000: Hewlett-Packard HP-41CV, 2240 bytes RAM (fun *****)
La revoici enfin! Grâce à eBay, j'ai pu racheter une machine (presque) neuve,
à un prix très intéressant. Dès le premier contact, les automatismes sont
revenus, preuve de l'incroyable ergonomie d'une machine que je n'avais pas
utilisé depuis 10 ans. Avec, en prime, une antique HP-35 (1972), la première
calculatrice scientifique de poche. Quelques mois plus tard, j'ai trouvé le
lecteur de cartes dont j'avais tant rêvé, qui avait juste besoin du classique
changement de galet. Et en prime, une imprimante HP-IL!
- 2001: Wozzeck III -- Via C3/800, 512 Mb RAM (fun *****)
Le successeur de Wozzeck II, qui reste en dual-boot pour les mêmes raisons.
Le hardware est un peu spécial: le Via C3 (mise à jour du BIOS indispensable!),
la carte Asus GeForce 2MX et le disque 5400 RPM n'en feront pas un monstre
de puissance, ce qui est le rôle de la machine du placard (voir Doktor ci-dessus).
Mais ni le processeur, ni la carte ne sont ventilés, et le disque est très
discret. Mettez le tout dans un boîtier Landmark 745, et vous obtiendrez l'un
des pécés les plus silencieux qui soient. L'étape suivante consiste à essayer
une alimentation non ventilée, en l'occurrence une banale ATX dont on enlève
le ventilateur. Le résultat est impressionnant, mais la température monte
nettement (10 à 15°C de plus): la fiabilité est parfaite l'hiver, mais une
alimentation ventilée est préférable l'été. Pour me débarasser du dernier
bruit restant, celui du disque dur, j'ai essayé de l'enfermer dans une boîte
"silentdrive". Ne faites pas comme moi: mon disque est mort en moins de 3
mois.
- 2002: Doktor II-- Intel P4 2700, 512 Mb RAM (fun *****)
Le successeur de Doktor dans son placard, raison du choix P4 plutôt
qu'Athlon. encore un petit x4 sur la vitesse de calcul. Celà finira-t-il
un jour?
Futurs ex-futurs utilisateurs d'Epson, lisez ce qui suit!
En novembre 1995, j'ai acheté une Epson Stylus 800+. Rapide, précise, silencieuse... tout se présentait bien. En décembre 1995, elle s'est décidée à cesser d'imprimer. Elle est partie en réparation et revient en janvier 1996. En décembre suivant, la qualité d'impression s'est progressivement dégradée. En janvier, le phénomène s'accéléra, et la chose devint inutilisable... mais cette fois-ci la garantie était périmée, et le prix demandé pour la réparation dépassait le prix d'une imprimante neuve. J'ai tenté en vain de contacter et d'écrire à Epson France, qui n'a jamais daigné répondre.
Si vous voulez acheter une imprimante Epson, c'est votre problème. Maintenant, vous savez comment le matériel est sensé se comporter, et comment Epson traite ses clients.